THÉÂTRE
DE L'UNE À L'HÔTE

Violaine Schwartz Victoria Belén Pierre Baux

11 Oct. ▸ 12 Oct.

à partir de 12 ans
Durée : 50 minutes

L’autrice et comédienne Violaine Schwartz et l’acrobate-danseuse Victoria Belén mêlent leurs pratiques, leurs mots et leurs corps afin d’interroger l’acte d’accueillir l’Autre et d’affirmer la nécessité des gestes d’hospitalité pour nous faire collectivement tenir, dans un monde en plein repli.

Le Collectif PEROU – Pôle d’Exploration des Ressources Urbaines - porte une requête auprès de l’UNESCO : inscrire l’acte d’hospitalité à l’inventaire du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Mais qu’est-ce que l’hospitalité, au juste ? Des gestes ordinaires, simples, comme aller boire un café, héberger, aider, sourire, considérer, écouter. Tout ce qui peut rendre le présent plus respirable. Créée au Festival d’Avignon 2021, la conférence décalée De l’une à l’hôte porte ces questions, en piochant dans des témoignages recensés, et en mettant en jeu deux femmes. L’une assise. L’autre en double, en écho, en accoudoir. Entre deux pitreries et des états de langues qui vont de l’administratif aux mots chantés et de l’espagnol au français, elles endossent les rôles de bénévole ou de postulante à la nationalité française - qui doivent pouvoir dire ce que signifie l’expression « quand les poules auront des dents ». Une ode à des valeurs fondamentales trop souvent oubliées.




RENCONTRE + PROJECTION : MER 12 OCTOBRE (à l’issue de la représentation) / T900
Projection de deux courts métrages de Sébastien Thiéry, coordinateur des actions du PEROU. 

- Nous nous déclarons chantier naval inlassable et permanent, 2022 - 10 minutes

- Considérant qu’il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir, 2013 – 28 minutes. 

Puis rencontre discussion avec Violaine Schwartz, Victoria Bélen, Pierre Baux ainsi que Sébastien Thiéry, représentant du collectif PEROU.                  

Animé par Marjorie Bertin, journaliste – Transfuge Magazine

RENCONTRE GRATUITE ET OUVERTE À TOU.TE.S (SPECTATEUR.RICE.S DU SPECTACLE OU NON)



PEROU (Pôle d'Exploration des Ressources Urbaines)

Le PEROU œuvre dans les bidonvilles, les jungles, les squats, les refuges, et bien d'autres formes multiples et démultipliées d'habitats précaires contemporains. Partant de la reconnaissance de ce qui se construit, s'invente, s'affirme malgré tout dans ces lisières, ses actes de recherches artistiques et architecturales visent à rénover le répertoire des savoirs sur ce qui a lieu, fait lieu et pourrait avoir lieu. Le PEROU veut alors tracer la perspectives d'autres réponses publiques à ces situations de crise et rendre pensables et possibles d'ambitieuses politiques d'hospitalité, aux antipodes des politiques de violence et d'éloignement qui prévalent encore.


Les équipées du PEROU ont construit des bâtiments, des cabanes, des chemins, des drains, des seuils, des places publiques, des relations, des curriculum vitae pour des personnes réputées ne pas avoir de compétences, des danses, des chants, des histoires, des films, des cartes, des fêtes, des missions photographiques, un faux magazine municipal de la Ville de Calais, un faux appel à projets de la Ville de Paris, des expositions, des performances, des manifestes, une signalétique dissidente pour le métro parisien, des ouvrages, des processions, des installations dans l'espace public et, systématiquement, des actes de ses recherches permettant de transmettre quelques nouveaux savoirs et savoir-faire aux acteurs publics comme aux étudiants en art, architecture et sciences politiques notamment. Depuis 2020, le PEROU travaille à l'instruction d'une requête auprès de l'UNESCO visant à faire reconnaître l'acte d'hospitalité au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Dans ce cadre, le PEROU développe des actions visant à soutenir l'hospitalité vive et faire proliférer les gestes d'accueil, de soin, de bienveillance, d'amitié que rencontrent certaines personnes migrantes sur le chemin de leur exil. Tel est l'enjeu de la création du Navire Avenir, premier navire européen de sauvetage, dessiné avec l'architecte naval Marc Van Peteghem et le designer Marc Ferrand, destiné à devenir le prochain outil d'intervention en haute mer de SOS Méditerranée.


Les projets de recherche et de création du PEROU ont été soutenus par de nombreuses organisations publiques et fondations (Ministère de la Culture et de la Communication, Plan Urbanisme Construction Architecture, Académie de France à Rome - Villa Médicis, Agence Nationale de l'Habitat, Délégation Interministérielle à l'Hébergement et à l'Accès au Logement, Département de l'Essonne, Grand Avignon, Fondation Abbé Pierre, Fondation MACIF, Fondation de France, etc) et ont fait l'objet de présentations au sein de diverses écoles et institutions culturelles (Biennale de Berlin, Biennale de Venise, Cité de l'Architecture et du Patrimoine, Centre Pompidou, Centre Pompidou-Metz, MACVAL, MUCEM, Arc-en-Rêve, Palais de Tokyo, FRAC Centre-Val de Loire, Condition Publique, Nuit Blanche Paris, Pavillon de l'Arsenal, Festival de Cinéma de Douarnenez, etc).

Le PEROU est une association loi 1901 fondée en 2012 par le politologue Sébastien Thiéry et le paysagiste et jardinier Gilles Clément, aujourd'hui présidée par le critique de cinéma Jean-Michel Frodon.





Sébastien Thiéry

Docteur en sciences politique, Sébastien Thiéry, d'abord enseignant en droit public et sciences politiques à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, il rejoint ensuite plusieurs écoles d'art et d'architecture où il se consacre particulièrement aux formes contemporaines de la violence et de l'activisme. Membre actif des Enfants de Don Quichotte en 2006, puis vice président des Enfants du Canal, association d'aide aux sans-abri, il mène parallèlement des projets de recherche en art et architecture avec le designer Ruedi Baur, l'architecte Patrick Bouchain, ou encore le philosophe Bruno Latour avec qui il crée en 2010 l'Ecole des arts politiques à Sciences Po Paris. En 2012, avec le paysagiste Gilles Clément, il fonde le PEROU (www.perou-paris.org), association dont il dirige les actions depuis lors dans bidonvilles, jungles, squats et refuges en tout genre. Pensionnaire à la Villa Médicis en 2020, il y coordonne une instruction auprès de l'UNESCO visant à faire reconnaître l'acte d'hospitalité au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Dans ce cadre, suite à une invitation du Centre Pompidou-Metz, il engage la création du Navire Avenir, premier navire européen de sauvetage en haute mer qui sera mis à disposition de SOS Méditerranée en 2024. Membre du comité de rédaction de la revue Multitudes, il est l'auteur de divers rapports de recherche, expositions, films et ouvrages dont Considérant qu'il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir. Sur l'art municipal de détruire un bidonville (2013, Post Editions) et Des Actes. À Calais et tout autour (2018, Post Editions)