Musique
SUSHEELA RAMAN

06 Nov. 2007 — 00:00

La musique de Susheela Raman est une rencontre entre la tradition classique de l'Inde du sud et les sonorités occidentales.
" Mes racines sont en Inde, mon tronc est en Angleterre et mes branches sont partout ", affirme cette fille d'émigrants tamouls, née à Londres en 1973, qui part en Australie quatre ans plus tard pour ne revenir à Londres qu'en 1997.
Dès l'enfance, sa mère lui apprend les fondements de la musique carnatique, musique traditionnelle de l'Inde du sud. Mais à l'adolescence, elle se tourne vers le blues, le rock, le funk, ou encore le jazz. C'est sa période rebelle. Elle se produit alors dans des clubs de Sydney.

A son retour en Angleterre, elle se lance dans une troisième voie à la limite du répertoire indien et de la musique anglo-saxonne. Côtoyant la scène indo-pakistanaise londonienne, elle intègre des éléments indiens dans sa musique. Elle prend des cours de chant et collabore en tant que choriste avec le groupe Joi, des frères Samshar.
Puis sa rencontre avec le producteur Sam Mills sera déterminante, elle compose son premier album : Salt Rain. En 2002, elle remporte le prix de la " Révélation de l'année " aux BBC World Music Awards pour son second album, Love Trap, qui sera suivi de Music for Crocodiles.

Susheela Raman, loin d'être une chanteuse traditionnelle, a su faire fusionner ses origines indiennes et ses jeunes années de rockeuse.
Elle sera sur scène au Quai pour interpréter son dernier album, 33 1/3, sur lequel elle revisite des classiques de Jimi Hendrix, Nirvana, Bob Dylan, John Lennon ou encore du Velvet Underground‚ Le titre de l'album 33 1/3 est " un hommage à la chaleur obsolète du format vinyle ", dit-elle. Susheela Raman explique qu'en s'appropriant ces morceaux, ceux-ci se fondaient naturellement dans son interprétation et dans la musique sur laquelle elle travaillait précédemment. La plupart des chansons sont jouées dans des variations ternaires et les tempos asymétriques provoquent un ressenti plus " transe ". Ce nouvel album plus intimiste a été travaillé avec seulement deux musiciens : Aref Durvesh, joueur de tabla vivant à Londres et Vincent Segal, violoncelliste français. Une véritable complicité se dégage de ce groupe resserré.

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