théâtre
En attendant Godot

JEAN-PIERRE VINCENT

06 Oct. ► 08 Oct. 2015

Durée 2H30 avec entracte

MAR 6 ET MER 7 OCT | 19H30 | JEU 8 | 20H30

RENCONTRE avec l'équipe artistique à l'issue de la représentation du 7 octobre.

DE SAMUEL BECKETT
MISE EN SCÈNE JEAN-PIERRE VINCENT

Dans un paysage étrangement vide, Vladimir et Estragon attendent. Il faut bien nommer ce rien qu’on attend. Eux l’ont appelé Godot. Écrit en 1948, cet ovni théâtral est devenu un classique mondial. Un grand poème de vie et de rire, de survie, de résistance.

Deux types tournent en rond sur une route déserte au pied d’un arbre dépouillé. Leurs costumes autrefois « portaient beau », témoins les chapeaux melons surmontant leurs guenilles. Ils conservent aussi des bribes d’ancienne Culture : du Christ et de ses larrons à la Tour Eiffel, en passant par Dante et l’humour irlandais, Charlot, Laurel et Hardy… Seuls au monde, ils sont inséparables. Arrivent alors deux autres chapeaux melons : Pozzo le maître et Lucky l’esclave, témoins en ruines d’un monde en voie de disparition. Ces êtres tragico-burlesques sont vivants, increvables. L’Irlandais Samuel Beckett avait décidé d’écrire en français. Dans En attendant Godot, il déguste notre langue, la savoure. Pour Jean-Pierre Vincent « c’est une pièce de théâtre sans précédent, une intuition géniale, une forme révolutionnaire, une fresque désertique, un dynamitage de tous les théâtres antérieurs et aussi un poème d’amour pour le théâtre le plus droit, le plus organique. Dans un monde qui se regarde perdre l’espoir, c’est un éclat de résistance. »

Jean-Pierre Vincent a parfaitement saisi cette question de la temporalité. Il y a dans le spectacle un sens du rythme proche du swing tel qu’on peut le trouver dans le jazz.
Hugues Le Tanneur. Libération